Archives pour l'auteur «Théâtre du Pont Tournant»

“Les Précieuses Ridicules” de Molière

28 mai 2009 20h30à30 mai 2009 20h30
31 mai 2009
16h00

Au Théâtre du Pont Tournant à Bordeaux www.theatreponttournant.com
Cie du Théâtre du Pont Tournant
Du Croisy et de Lagrange, furieux de l’inhospitalité des Précieuses envoient leurs valets respectifs pour duper les jeunes écervelées. Le Marquis de Mascarille et le Vicomte de Jodelet n’auront de cesse de séduire les demoiselles en mal d’histoires romanesques.
1h15 de légèreté, d’espièglerie et de sensualité où impromptus et caresses esquissées donnent le ton de la séduction. La musique de Charpentier et Marin-Marais, en synergie parfaite avec la partition du comédien se fait la plus grande complice des différents personnages.
Distribution :
Frédéric El Kaïm, Thierry Rémi, Jean-Noël Pithon, Danielle Claverie, Carole Pierret, Françoise Goubert, Jean-Marc Foissac, Jean Bédouret, Victor Alvarez, Camille Grin, Jerôme Renard
et les Musiciens :
Clavecin, hautbois : Karine Llobet
Alto : Arnaud Gaspard
Violoncelle : Liliane Gautier
Mise en scène : Stéphane Alvarez
Décors : Elvis Artur
Scénographie et lumières : Elvis Artur
Costumes : Raymonde Alvarez, Malika Couillaud
Coiffures / Perruques : Catherine Tricard

L’impératif Présent de Michel Tremblay

13 mai 2009 20h30à16 mai 2009 20h30

Au Théâtre du Pont Tournant 13 rue Charlevoix de Villers 33300 Bordeaux.
Cie Les Labyrinthes
Mise en scène de Gérard DavidTrente deux ans plus tôt, déjà, dans la pièce Le Vrai monde ? le père et le fils confrontaient leurs hargnes, grattaient leurs plaies réciproques et, à coups de malentendus, s’installaient dans la haine.
Dans L’Impératif présent, Claude est un dramaturge reconnu et le père, Alex, un vieil homme que la maladie d’Alzheimer livre aux monologues cathartiques de son fils.
Dans le cadre québécois du Plateau Mont-Royal et de sa langue populaire, le joual, Michel Tremblay a repris, au théâtre, l’invention géniale de Balzac : le retour des personnages ; d’une œuvre à l’autre, leurs voix se croisent, leurs vies s’amplifient de toutes les modulations de la comédie humaine.
Ainsi, pour le fils, l’écrivain, s’agit-il, cette fois, dans une ultime rencontre, d’en finir avec la rage et le mépris ; le corps abandonné du père, chair sans pensée, invite à la pitié et au pardon. Mais le fils peut-il se déprendre d’une haine qui est sa raison d’écrire ?
L’Impératif présent est une œuvre en diptyque où Michel Tremblay renvoie face à face la solitude de deux consciences blessées, irrémédiablement. Sous le signe du miroir, la construction de la pièce nous place magistralement au cœur des mécanismes de l’incompréhension, de l’erreur de jugement, des cruautés domestiques, de pathétiques quêtes de reconnaissance. Par cette composition et les écarts d’une langue populaire, Michel Tremblay pose, avec une extrême sensibilité, avec humour et ironie la question de la vérité des êtres. Sous l’apparence du réalisme et de la trivialité, il réinvestit toutes les forces du tragique : la catharsis, la pitié, le sacrifice, Œdipe même, sauf que le sphinx est en fauteuil roulant.
Distribution :
Jean BEDOURET
Frédéric KNEIP
Lumières décors
Elvis ARTUR
Costumes
Anne VERGERON

Le Téléphone (ou l’amour à trois)

Du 8 au 11 avril 2009 à 20h30 et le 12 avril à 16hau Théâtre du Pont Tournant 13 rue Charlevoix de

Villers 33300 Bordeaux 505 56 11 06 11

De Gian Carlo Menotti

Opéra bouffe

Création Théâtre du Pont Tournant

Mise en scène de Stéphane Alvarez

Réorchestré par Pierre Thilloy pour Quatuor à cordes

Avec Mélanie Clapies (1er Violon), Yan Brebbia (2ème violon), Arnaud Gaspard (Alto), Cédric Leprévot (Violoncelle), Greta Komur (Soprano), Bernard Causse (Barithon)

 La mise en scène transpose le rapport à la téléphonie du siècle dernier à notre monde moderne, connecté de façon quasi permanente.

Le téléphone, devenu nomade, a bouleversé notre rapport au monde, se rendant indispensable à chaque instant de notre vie. Il a également changé nos rapports amoureux comme Ben le découvrira durant le spectacle.

Libérée de son fil et même de son combiné grâce à l’oreillette, le jeu de la soprano Gretta Komur peut prendre toute sa dimension lyrique. Le baryton  Bernard Causse  vient ponctuer ce chant continu avec tout le génie du jeu comique du genre opera buffa.

Cette version moderne est en même temps conçue dans la vraie tradition de l’opéra bouffe, avec une critique de notre société légère, égocentrique où futilité et culte de l’image sont épinglés avec humour, mettant en évidence l’originalité mélodique de Menotti, sublimée par la réorchestration pour quatuor de Pierre Thilloy.

Spectacle suivi d’un concert : Quatuor à Cordes n°5 Opus 100 « Lapsit Exillis » de Pierre Thilloy

Moi aussi, je suis Catherine Deneuve

 Du 11 au 14 mars au Théâtre du Pont Tournant

De Pierre Notte.
Cie Les Labyrinthes
Mise en scène de Gérard David

La Mère est au bord de la crise de nerfs! Ses filles délirent: Geneviève est Catherine Deneuve; Marie chante pour un oui ou pour un non dans son petit cabaret , aussi intime qu’imaginaire. Pourtant la Mère lutte à coup de lapin aux pruneaux et de cake au citron: rien n’y fait! De toute façon , elle ne comprend rien: comme si on donnait de la viande à un cheval! Les filles veulent «  leur quart d’heure de célébrité », exister autrement pour chasser les fantômes d’amours mortes mais pas enterrées. la Mère, elle, se souvient d’un bonheur désormais sans visage: du temps où elle était chanteuse et où Gilbert existait. Mais les hommes sont des chairs disparues: l’amour de Marie a sauté par la fenêtre dans un excès ou plutôt un  élan de lyrisme amoureux; celui de Geneviève se fait attendre…Le Fils est un figurant sans voix ni entrailles. Heureusement, il y a les chansons et le revolver.

Moi aussi je suis Catherine Deneuve étonne parce qu’elle est une sorte de tragédie musicale légère, inventive, bourrée de citations plus ou moins déclinées, qui vont de la chanson populaire aux dialogues de films en passant par Verlaine…Par ce jeu décalé et amusé, le spectateur écoute un texte à la fois familier et nouveau; les échos sonores de sa mémoire dévoyés par la création de P. Notte, donnent une coloration jubilante à la pièce.

Distribution :
Caroline LEMIGNARD
Eric ANDRE
Carole PIERRET
Cécile BAYLE
Musique : Pierre NOTTE et Claude CLIN
Lumières et décors : Elvis ARTUR
Costumes : Anne VERGERON


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